La coco magique

Bien sure tout le monde connait la noix de coco, mais pas forcement autant qu’on le pense … C’est un fruit miraculeux, qui apporte beaucoup aux populations tropicales. Un cocotier peut produire jusqu’à 70 noix par an. On en tire une infinité de produits tant alimentaires que cosmétiques.

A commencer par l’eau de coco contenue dans la jeune noix, très en vogue actuellement en Europe depuis qu’on lui a attribué des vertus détox. Elle est rafraichissante et bénéfique pour le corps car pauvre en graisse et gorgée de nutriments, c’est allié des sportifs. Malheureusement il faut savoir que l’eau de coco que l’on trouve dans le commerce sous forme de brique a obligatoirement été stérilisé UHT (norme européenne oblige), procédé qui détruit tous ses nutriments. C’est donc un leurre de penser faire du bien à son corps en le buvant, seule une coco fraichement ouverte vous procurera ses bénéfices.

coco

 

La pulpe fraiche contenue à l’intérieur de la noix est un pur délice, il est rare de pouvoir s’en procurer hors des tropiques ! On peut donc la déguster telle quelle, assis sur le sable face à la mer, c’est là qu’on l’apprécie le plus ! Au Jungle Spa, nous utilisons cette pulpe fraiche mixée pour un enveloppement du corps très nourrissant pour la peau, tellement efficace et délicieusement parfumé.

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La coprah est le nom donné à cette même pulpe blanche une fois séchée, c’est ainsi qu’on la trouve le plus souvent dans les magasins en Europe. On en fait des copeaux ou de la poudre qui se conservent très longtemps pour la patisserie. Sur la côte Est de Madagascar, on a l’habitude de râper les noix de coco sèches et d’en extraire manuellement le lait de coco, qui fera une excellente sauce pour accommoder poulet ou poisson.

rape à coco

L’huile de coco est également extraite de la coprah, on la produit principalement en Asie de façon industrielle. L’huile de coco est naturellement solide aux alentours de 20°C, c’est pourquoi on l’appelle également beurre de coco. Cette huile est très utilisée en cosmétique pour la fabrication de savons et de produits hydratant pour les cheveux et la peau, c’est également l’ingrédient de base du fameux monoï. Grâce à sa teneur élevée en acide laurique, l’huile de coco présente la particularité de posséder une très forte affinité avec les protéines du cheveu, elle est donc parfaite pour nourrir les cheveux secs et les rendre brillant. Contenant vitamine A (anti-radicalaire) et E (antioxydant naturel), elle réduit considérablement la déshydratation de la peau, elle calme les rougeurs et les sensations d’échauffements dues au soleil.

Catalogue Mc Kinley 2009 MADAGASCAR décembre 2008

   Huile de coco pour les soins du corps

En cuisine, l’huile de coco est presque uniquement composée d’acides gras saturés, mais aussi de triglycérides à chaîne moyenne. Longtemps pointé du doigt comme étant une mauvaise graisse pour la santé, de récentes études démontrent aujourd’hui le contraire. Il suffit d’observer les populations qui consomment quotidiennement de l’huile de coco (Inde, Asie et Pacifique) pour voir qu’ils sont bien moins sujet au cholestérol qu’en Europe par exemple. En fait pour schématiser, ces études ont révélé qu’au moment de la digestion, un phénomène se produit au niveau du foi transformant cette mauvaise graisse en bonne graisse qui fait baisser les lipides sanguins et qui aurait même des effet bénéfiques sur le cerveau.  De plus, une fois dans le corps, l’acide laurique de la coco se transforme en monolaurine reconnu pour ses propriétés antimicrobiennes. C’est bien une sorte de miracle ! Enfin, l’huile de coco vierge a l’avantage de ne pas produire de composés toxiques lorsqu’elle est chauffée. C’est donc une huile à privilégier pour la cuisson. Notre bonne vieille huile d’olive n’a qu’à bien se tenir !

Saviez vous que la fleur de coco permet de produire un excellent sucre ? Non raffiné, à la couleur brune et au parfum de caramel, il a l’avantage de posséder un index glycémique très bas. C’est un sucre intéressant pour les diabétiques, comme pour ceux qui font attention à leur ligne. Seulement il n’est pas facile de s’en procurer, sa fabrication restant faible et son cout plutôt élevé. Cela devrait changer dans les années à venir car de plus en plus de nutritionnistes le recommande.

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L’incontournable coeur de palmier / coeur de coco / palmiste, peut importe son nom, il s’agit bien du « tronc » du palmier, qui une fois décortiqué révèle en son centre une partie blanche, tendre et savoureuse que l’on déguste en salade. Seulement le palmier doit être coupé en entier vers l’âge de 10 ans, mieux vaut donc rester raisonnable dans sa consommation, même si ce n’est pas un arbre menacé.

Le bois de cocotier de couleur foncé et veiné, très élégant, offre une nouvelle alternative aux bois surexploités des forêts tropicales. Il provient le plus souvent de vieux arbres ne donnant plus assez de fruits, abattus sur les cocoteraies. Il sert à l’artisanat local pour confectionner de petits objets, c’est aussi un excellent bois de placage. Enfin la fibre de coco (cette fibre végétale qui entoure et protège la noix) est utilisée pour fabriquer brosse, balai, paillasson, tapis, moquette, cordages, et même matelas naturel (célèbre marque Cocomat) … la liste est longue.

Les feuilles de cocotiers tressés sont des décorations typiques à Sainte Marie lors de fêtes, mariages, etc.

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Bref tout est bon dans le coco !

Et puis les cocotiers ça fait rêver, non ?

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